LILITH ET LE CIEL
LUNE NOIRE - LUNE BLANCHE
On sait que la Lune noire est un facteur astrologique occulte, constitué par le second foyer de l’orbite lunaire, la Terre occupant elle-même l’autre foyer ; on peut dire aussi, ce qui revient exactement au même, que la Lune noire est le point de l’orbite lunaire le plus éloigné de la Terre, autrement dit l’apogée lunaire. Il est curieux que les plus farouches partisans de la Lune noire n’aient, à aucun moment, envisagé la notion de Lune blanche, tout en parlant couramment de “dialectique“... : je me suis même laissé dire qu’il y avait la Lune noire... et la queue de la Lune noire (comme s’il était nécessaire que tout soit noir) et que ces deux points formaient un axe, ce qui n’est absolument pas conforme aux données astronomiques, dont le moins qu’on puisse faire est de tenir compte.
A partir du moment où on nomme Lune noire l’apogée lunaire, il est de la plus élémentaire logique d’appeler Lune blanche le périgée (point de l’orbite lunaire le plus rapproché de la Terre), et ces deux points ne forment un axe que dans les cas particuliers où ils se trouvent à la conjonction, à l’opposition ou aux carrés du Soleil, et à condition que ces aspects soient très précis, c’est-à-dire sans orbe : si la Lune noire, par exemple, est à une dizaine de degrés du Soleil, la distance Lune noire-Lune blanche ne sera pas 180°, mais seulement 173 à 174°.
Dans un récent passé, notamment vers la fin des années 50 et le début des années 60, la Lune noire a connu une vogue considérable, sous la menée de certains leaders du C.I.A. ; aujourd’hui, elle est considérée avec méfiance et souvent frappée de discrédit : les chercheurs consciencieux qui ont voulu l’expérimenter pratiquement n’ont trouvé que peu ou pas de corrélations entre son influence supposée et les faits concrets ; de là à la rejeter, il n’y a qu’un pas et plus d’un astrologue de valeur en est venu à la considérer comme un facteur illusoire, tout juste bon à encombrer inutilement l’Astrologie ; à partir de ces avis autorisés, les autres astrologues restent bien entendu dans la perplexité et ne savent plus si, oui ou non, il faut tenir compte de la Lune noire.
Il faut bien dire que l’influence de la Lune noire, sous certaines conditions, n’est absolument pas une utopie, comme le laissent entendre certains chercheurs, mais qu’elle est tout à fait réelle : les échecs ou le scepticisme constatés à son sujet tiennent tout simplement à un mode de calcul erroné qui aboutit généralement à la situer à une longitude zodiacale qui n’est nullement la sienne. Pour citer un exemple, un astrologue réputé sérieux, Henri Gouchon, a rédigé il y a quelques années, pour la revue astrologique suisse Destin, le résultat d’une enquête sur la Lune noire qu’il avait menée à partir du thème de Victor Hugo, en considérant tous les événements importants vécus par cet écrivain ; sa conclusion était que, finalement, la Lune noire... c’était du vent... L’ennui est qu’il avait calculé la longitude natale de la Lune noire de Victor hugo avec une erreur dépassant 13°, après quoi il était évidemment très facile de refuser toute valeur à la Lune noire et d’ironiser sur les astrologues qui continuaient d’en tenir compte.
Autrefois, on calculait la Lune noire uniquement selon sa position moyenne, pour laquelle il existe des tables correctement établies, mais, en opérant de cette manière, on négligeait une correction obligatoire pour obtenir sa position réelle, ce qui engendrait une erreur comprise entre 0° et 5°10’ environ : c’était là un moindre mal et un certain nombre d’astrologues a pu la prendre en considération et lui reconnaître une influence évidente ; puis, vint le temps où un groupe de mathématiciens du C.I.A. confectionna une table de correction dont le moins qu’on puisse dire est qu’elle est complètement aberrante : non seulement ses coefficients sont beaucoup trop élevés, mais la correction s’effectue dans le sens contraire de celui où elle doit s’exercer...
On peut tenir un raisonnement très simple et d’une logique irréfutable : la Lune noire étant l’apogée lunaire, il est évident qu’au moment où la Lune réelle passe à son apogée, sa longitude zodiacale se confond avec celle de la Lune noire ; il n’en est pourtant nullement ainsi quand on utilise la table de correction répandue par le C.I.A. : supposons qu’au moment où le Soleil passe à 0° juste du Bélier, la Lune se trouve atteindre son apogée à 15° du Taureau ; par définition, la Lune noire se trouvera également à 15° Taureau, ce qui correspond à une longitude moyenne de 9°50’ Taureau et à une correction de 5°10’, qui doit s’effectuer en éloignant la Lune noire du Soleil ; mais si on utilise la table du C.I.A., la correction est de 12°10’ et elle doit rapprocher la Lune noire du Soleil, ce qui la place à 9°50’ Taureau - 12°10’ = 27°40’ Bélier : ainsi, la distance entre la Lune noire véritable et celle obtenue avec la table du C.I.A. atteint la bagatelle de 17°20’ et la Lune, au moment où elle passe à son apogée, est distante de la Lune noire, qui est justement l’apogée lunaire, de 17°20’... il faut le faire...
Cette fausse table de correction de la Lune noire s’est malheureusement répandue un peu partout, ce qui explique les multiples déceptions enregistrées par les chercheurs et la perplexité des étudiants en Astrologie qui en arrivent souvent à abandonner un facteur d’interprétation pourtant si influent.
Dans un avenir très prochain, j’espère faire publier tout le matériel astronomique nécessaire pour calculer la Lune noire et la Lune blanche sans risque d’erreur : cette publication comprendra une table annuelle, une table journalière et une table horaire, le tout permettant de calculer avec précision la longitude moyenne de ces deux facteurs ; la table annuelle couvrira deux siècles entiers, de 1801 à 2000 ; elle donnera la position de la Lune noire au commencement de chaque année et, pour obtenir celle de la Lune blanche, il suffira de prendre l’opposition ; il y aura ensuite deux tables de correction, une pour chacun de ces deux facteurs, puisque la correction relative à la Lune blanche est beaucoup plus conséquente que celle qui intéresse la Lune noire : à son maximum, elle peut atteindre entre 24 et 25°. Bien noter que ces deux corrections s’exercent toujours en sens contraire l’une de l’autre : pour être plus précis, quand la distance angulaire de la Lune noire moyenne au Soleil, dans un sens ou dans l’autre, est inférieure à 90°, la correction doit, dans tous les cas, éloigner la Lune noire du Soleil, ce qui indique dans quel sens on doit l’appliquer ; mais, si cette distance est supérieure à 90°, on doit, au contraire, rapprocher la Lune noire du Soleil. Pour obtenir la Lune blanche vraie à partir de sa position moyenne, on doit opérer exactement de manière inverse, autrement dit la rapprocher du Soleil lorsqu’elle lui est distante de moins de 90° et l’éloigner si elle lui est distante de plus de 90°.
Au point de vue influentiel, la Lune noire se présente comme un facteur anti-lunaire, de nature sèche et stérile, canalisant les vibrations les plus négatives de Saturne ou d’Uranus, dont les valeurs sont d’ailleurs les plus contraires aux valeurs lunaires (le signe gouverné par Saturne s’oppose à celui gouverné par la Lune et le signe dominé par Uranus n’est autre que le huitième du signe lunaire) ; la Lune noire tend à s’exprimer davantage en mode saturnien dans un signe faible et en mode uranien dans un signe fort, sans que cette distinction ait une valeur absolue, mais, dans tous les cas, elle exprime les valeurs les plus basses et les plus pernicieuses de ces deux planètes : ainsi, elle se traduit par diverses frustrations, de caractère le plus souvent obsédant, elle peut conduire au vice et à la débauche, ou bien elle s’exprime en mode destructif, cassant et autoritaire, et favorise certaines anomalies, entre autres des anomalies d’ordre sexuel.
L’impact de la Lune noire peut varier considérablement d’un thème à l’autre, étant donné qu’elle ne saurait se comporter à la manière d’une planète puisque c’est un simple point non doté d’un rayonnement extérieur ; en particulier, il est vain de tisser des interprétations à partir de sextiles, carrés ou trigones, de la Lune noire : elle agit essentiellement, vis-à-vis des planètes, par voie de conjonction et d’opposition qui sont de loin les plus importants de tous les aspects (au point qu’on gagnerait beaucoup à calculer... et interpréter les thèmes de semi-anniversaire qui se produisent chaque année quand le Soleil passe à l’opposition de sa longitude natale ; ces thèmes sont, en général, aussi parlants que ceux générés par le passage du Soleil sur sa propre conjonction, c’est-à-dire les thèmes de Révolutions solaires ; de même en ce qui concerne les phases lunaires, les thèmes de nouvelle Lune ou de pleine Lune ont une importance manifeste, alors qu’il n’en est nullement de même pour les thèmes qu’on dresserait à partir des sextiles, carrés ou trigones de la Lune au Soleil ou vice versa) ; dans une conjonction ou opposition de la Lune noire à une planète, il importe de considérer des orbes courts, du même ordre que ceux qui sont admis pour l’action des transits, soit des orbes de 3°, 4° à la rigueur ; la conjonction ou l’opposition de la Lune noire à une planète se comportera, en règle générale, comme un aspect de même nature entre la planète en cause et un Saturne ou un Uranus qui seraient très viciés.
La Lune noire est également très importante quand elle tombe dans le proche voisinage d’une pointe de Maison, toujours avec un orbe maximum de 3 à 4° : dans ce cas, elle imprègne fortement les significations de la Maison en cause. Mais il importe grandement de travailler sur des thèmes valablement rectifiés et non sur de l’à peu près comme cela arrive un peu trop souvent ; il faudrait aussi s’en tenir à l’utilisation de la domification Placide, la plus satisfaisante pour un esprit logique et la plus efficace dans son expérimentation : en se servant de n’importe quelle domification et en travaillant sur des thèmes non rectifiés, on risque fort d’omettre certaines conjonctions de la Lune noire aux cuspides ou, au contraire, de prendre en considération des conjonctions de cet ordre qui n’existent nullement. Dans ses conjonctions aux Pointes des Maisons, la Lune noire tend aussi à se comporter à la manière d’un Saturne ou d’un Uranus très affligeants ; voici, entre autres, trois exemples empruntés à des thèmes d’une même famille : une jeune fille connue autrefois avait une quinzaine d’années quand elle était poursuivie par les assiduités de son propre père qui entrait dans sa chambre dans le plus simple appareil, ce qui provoquait souvent des interventions de la mère, et des scènes qui étaient plus martiennes que vénusiennes ; cette fille avait la Lune noire en conjonction exacte au Fond du Ciel qui, justement, est le significateur particulier du père, et comme cela se passait dans les Gémeaux, signe de même élément qu’Uranus, on peut dire que cette Lune noire s’exprimait en mode uranien négatif, ce qui est la porte ouverte à toutes sortes d’anomalies ou de singularités. Plus tard, cette jeune fille s’est mariée avec un homme dont la Lune noire se situait juste sur le Descendant, et aussi dans les Gémeaux : le résultat ne s’est pas fait attendre puisque au bout de peu d’années, c’étaient la rupture, puis le divorce : ici encore, la Lune noire s’est bien manifestée sur un mode uranien discordant, provoquant l’éclatement de l’union. Quant à la petite fille née de ce mariage, elle avait une parfaite conjonction de la Lune noire au Fond du Ciel, toujours dans les Gémeaux, ce qui justifiait au mieux la séparation de ses parents et l’éclatement de son foyer natal ; avec cela, sa Lune noire était en pleine opposition du Soleil, ce qui marquait une affliction pour son père : c’est en effet la mère qui fut à l’origine de la rupture.
J’ai connu un autre cas très précis d’opposition de la Lune noire au Soleil, chez une jeune femme dont le Soleil occupait la Maison VII (représentant doublement l’époux) et le signe mortifère du Scorpion : cette femme était mariée depuis trois ans seulement quand son époux a été fauché à la guerre, dès le début de la grande offensive allemande de Mai 1940 ; on pourrait multiplier à l’infini les exemples probants de l’influence de la Lune noire et justificatifs de l’intérêt qu’on devrait lui porter. En voici quelques-uns, pris sur des thèmes mieux connus : Staline était né avec une Lune noire étroitement conjointe à Pluton, ce qui se passe de commentaires quant aux tendances criminelles ; John Dillinger, criminel notoire des années 30, avait la Lune noire sur le Descendant et en domaine saturno-uranien, ce qui soulignait son asocialité et son genre de rapports avec autrui ; Jacques Vasseur, sujet français et ancien chef de la Gestapo d’Angers, avait une Lune noire en Capricorne et rigoureusement opposée à Pluton ; la Lune noire de Franco se trouvait à la conjonction d’Uranus, près de la Pointe de III et dans le Scorpion : il est à peine besoin de souligner à quel point une telle configuration valait à son titulaire un mental dur et dictatorial ; Françoise Sagan a une Lune noire en conjonction de l’Ascendant et qui valorise une opposition Neptune-Saturne située sur la ligne horizontale, ce qui la prédispose à diverses pratiques pas toujours orthodoxes, notamment par son impact sur Neptune, ainsi qu’à un climat psychologique plus ou moins dépressif et neurasthénique : ici, la Lune noire en Vierge et opposée à Saturne tend nettement à s’exprimer en mode saturnien. Il ne faut pas oublier le thème de Jésus qui avait sa Lune noire sur la Pointe de VIII, ce qui justifie une mort d’un type particulièrement cruel.
La Lune noire peut jouer aussi un rôle majeur dans les thèmes d’intérêt collectif, sous les mêmes conditions que dans les thèmes individuels ; en voici deux exemples parmi d’autres.
On ne saurait nier l’importance des “képis“ tout au long du scénario de la 5ème République : cette dernière a été fondée par le Général “le plus grand“, consécutivement à un épisode militaire de longue durée, en l’occurence une guerre coloniale et, depuis, des noms de militaires ou des épisodes de la vie de caserne ont occupé maintes fois la une des journaux : Salan, Jouhaud, Zeller, Challe et autres généraux d’Alger, sans oublier les colonels, les gradés OAS, Massu, Bigeard, tout près de nous le général Méry, les pétitions de soldats, fort mal vues en haut lieu, les morts suspectes et les suicides à la caserne, etc... La chose militaire a donc été, sans contestation possible, la dominante de la 5ème République : on peut même y ajouter les multiples excès policiers qui relèvent aussi d’un certain esprit martien, la fabrication de sous-marins atomiques aux noms ronflants : “le Terrible“, “le redoutable“... à vous donner la chair de poule... et jusqu’à un armement atomique baptisé Pluton qui fut, comme il se doit, présenté un 8 (le 8 Juin 1971) et juste le jour où Pluton reprenait sa marche directe... Tous ces faits sont parfaitement en rapport avec le numéro d’ordre de notre actuelle république, puisque aussi bien 5 est le correspondant de la planète Mars ; de même, il est très normal que l’Ascendant de la Vème R.F. se trouve dans le signe agressif et belliqueux du Bélier, le même qui se levait quand De Gaulle inaugura son premier septennat, ce qui se passait aussi un 8 (8 Janvier 1959), tant il est vrai que Pluton est l’octave supérieure de Mars et que les nombres afférents à ces deux planètes, respectivement 8 et 5, sont affinitaires ; mais la Lune noire avait aussi son mot à dire dans le thème de la Vème République puisqu’elle tombait aussi dans le Bélier et à la conjonction très précise de l’Ascendant, tendant ainsi à s’exprimer sur le mode uranien négatif ; cette Lune noire a sans doute largement contribué à faire de la Vème R.F. une entité “au pas cadencé“, raide et cassante, sans intellectualité véritable, sans souplesse ni adaptation ; d’autre part, le rapport entre les ondes uraniennes pernicieuses et les dérèglements de l’hypophise ont favorisé une floraison de paranoïaques sur l’avant-scène et dans les coulisses du Pouvoir...
Autre exemple notoire : la bombe d’Hiroshima a été lancée le 6 Août 1945 à 8h. 6 mn. de l’heure locale, ce qui correspondait au 5 Août à 23h. 16mn. GMT ; ici, l’Ascendant représente l’initiative de la puissance attaquante : comme cet Ascendant tombe dans la Vierge, il importe de prendre Cérès comme gouverneur et non pas Mercure qui est seulement exalté dans la Vierge ; la position de Cérès est vraiment caractéristique : elle est à deux petits degrés de la Lune noire et cette conjonction se situe à la Pointe du Scorpion, autrement dit sur le lieu universel de la mort ; dans le Scorpion, signe d’exaltation d’Uranus, la note uranienne de la Lune noire est manifeste : la preuve en est qu’il s’agissait d’une bombe à l’uranium (à titre documentaire, je dois signaler que dans ce thème de destruction collective, la part de la mort est juste sur la Pointe de la Maison VIII et dans le signe de guerre du Bélier, ce qui ne manque pas d’intérêt quant à la valeur des parts).
Ces différents exemples, collectifs ou individuels, montrent donc bien que la Lune noire est autre chose qu’une “fantaisie de l’esprit“, comme le proclament les chercheurs qui utilisent la table de correction du C.I.A.
Je ne pourrai pas m’étendre aussi longuement sur la Lune blanche, étant donné que j’ai commencé à pressentir son influence dans un passé très récent seulement, et bien après m’être occupé de la Lune noire, ce qui fait que ma pratique de ce facteur est encore très sommaire. On peut, cependant, donner quelques idées générales : à l’inverse de la Lune noire qui est anti-lunaire, sèche, stérile, avide et hypertendue, la Lune blanche est une valeur hyper-lunaire, humide, féconde et détendue, qui semble canaliser les bons influx lunaires, vénusiens, jupitériens et neptuniens ; elle semble moins importante chez les politiques et les militaires que chez les artistes, écrivains, musiciens et créateurs de toutes natures, auxquels elle accorde l’inspiration et la fécondité. Si la Lune noire est surtout cérébrale, la Lune blanche a une prédominance affective ; elle favorise aussi l’intuition et son comportement est, finalement, assez voisin de celui de la Lune réelle.
Il ne m’est pas encore possible de donner beaucoup d’exemples tirés des thèmes de célébrités, mais voici, néanmoins, quelques échantillons : l’écrivain néo-zélandaise Katherine Mansfield est née avec la Lune blanche en étroite conjonction de Mercure, une conjonction en or pour une femme littéraire, d’autant que Mercure était gouverneur de l’Ascendant ; conjonction tout aussi heureuse chez Richard Wagner, où la Lune blanche est liée à Vénus, elle-même toute proche du Soleil et de l’Ascendant ; citons aussi Mozart chez qui la Lune blanche est juste sur la Lune, dans le signe jupitérien du Sagittaire, la Lune recevant aussi un sextile exact de Jupiter et un léger trigone de Neptune : voilà un ensemble particulièrement fécondant pour l’imagination. Il y a aussi le thème de Goethe où la Lune blanche est également en conjonction exacte de la Lune : comme cette dernière est Maîtresse de la Maison IX et qu’elle reçoit un trigone de Saturne situé sur l’Ascendant, la fécondité et l’inspiration sont d’ordre philosophique et métaphysique.
En conclusion, on peut espérer que le couple Lune noire-Lune blanche finira par s’imposer à l’attention, à partir d’un calcul rationnel, et contribuera à enrichir efficacement le matériel astrologique.
André Delalande