THEODORE HANNON [1851-1916] :

 

 

SONNET BIBLIQUE

 

 

Très rousse, aux longs yeux verts damnablement fendus!...

Je la suivis chez elle, et bientôt, sans chemise,

Sur mon lit de bataille elle se trouva mise,

Offrant à mes ardeurs tous les fruits défendus.

 

Le chignon inondait de sa fauve avalanche

Le torse aux grands prurits de cette Putiphar ;

Le nombril incrustait sa fleur de nénuphar

Aux lobes de son ventre : un gâteau de chair blanche.

 

Ses tétins étaient d'ambre effilés de carmin

Et tenaient tout entiers dans le creux de ma main,

Elle entr'ouvrit le centre unique où tout converge...

 

Son poil roux brasillait de flambes me dardant...

- Moïse, c'est à vous, dans ce buisson ardent,

Que je songeais, frappant le doux roc de ma verge!

 


 

 

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