URANUS ET NEPTUNE

 

 

            On trouve dans Uranus un goût de puissance qui part de l'origine, et qui ne s'occupe pas forcément du terme, et si Uranus n'a pas le sens d'une efficacité vivante, il devient, de par son absolu d'autoritarisme, le racisme.

 

            En effet, il n'est plus la relation entre deux pôles mais il est devenu un seul pôle qui exclut l'autre. Dans le même esprit, on peut dire qu'il est un faisceau dont le négatif est le fascisme. Ce sont des cas où Uranus s'occupe uniquement d'avoir de l'influence sur, mais c'est une influence du feu qui agit sans s'occuper de la pente.

 

            Il y a dans cette planète quelque chose qui ne s'occupe pas de la relation, ni de la qualité de la coïncidence. Pour elle, il faudrait que la distance soit dans le même instant distance et coïncidence. Mis en action, Uranus est une sorte d'androgynat de la distance et de la coïncidence (Uranus est d'ailleurs en rapport avec l'électricité statique où les pôles + et - sont ensemble).

 

            Chez Neptune, il y a une communion, presque une confusion de la distance et de la coïncidence, là où chez Uranus il y avait fascination. Communion, confusion, narcissisme, sont les valeurs de Neptune, voilà pourquoi comme dans une osmose Neptune passe à travers tout, et sans le savoir : il s'infiltre sans en avoir l'intention.

 

            On peut dire de Neptune qu'il est un collectif de primarité, c'est pourquoi il engendre les masses. Par opposition à Jupiter, collectif de secondarité qui donne la forme et la corpulence.

 

 

Jean Carteret

© The Estate of Jean Carteret

 


 

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